Achicourt : des auteurs venus donner le goût de lire aux collégiens - Articles locaux - www.lavoixdunord.fr

Des élèves du collège Adam-de-la-Halle ont profité du dispositif Lire ô sud pour accueillir trois auteurs et échanger sur leur travail. Pour l’occasion, ils avaient préalablement décoré le centre de documentation et d’information (CDI) en forme d’invitation au voyage et à la lecture. 


Le dispositif Lire ô Sud a été créé par la mairie d’Arras et la bibliothèque Ronville, à l’initiative de Catherine Drevet-Mullard, pour faire venir des écrivains jeunesse dans les établissements scolaires des quartiers sud de l’agglomération. Professeur documentaliste au collège d’Achicourt, Anne Duveau a saisi la balle au bond. Elle a fait faire aux élèves des réalisations plastiques (sculptures, livres en carton…) exposées dans le CDI pour théâtraliser la visite des auteurs.


De leur côté, les professeurs de français, latin et histoire ont préparé en cours le contenu de ces rencontres. Lundi, une classe de sixième a accueilli Marie Sellier, directrice de collections d’art aux Musées nationaux réunis. « Elle a fait parler les sculptures » empruntées à la Médiathèque départementale de prêt pour donner un cours d’histoire de l’art tout sauf ennuyeux.

L’histoire en BD

Mardi, c’est un auteur de BD, Tarek, qui est venu présenter ses ouvrages pour la jeunesse, mais aussi les adultes. Il a répondu aux nombreuses questions (« Laquelle de vos BD préférez-vous ? », « Pourquoi écrivez-vous des livres sur la guerre ? ») émanant d’élèves de troisième attentifs et motivés. Et pour cause : il s’agit des membres (volontaires) du club histoire, qui mène diverses actions périscolaires à l’heure du midi, et de quatre latinistes. Tarek a expliqué Turcos, BD qui détaille la part prise par les Algériens dans la Première Guerre mondiale. Il a aussi raconté sa passion pour l’écriture de BD d’espionnage (Sir Arthur Benton…) et parlé de La Guerre des Gaules, une adaptation libre du texte de Jules César sur laquelle les collégiens avaient travaillé avec leur professeur de français et latin, Thomas Vincent. Tarek a encore évoqué De Gaulle, Pétain, Hitler, la guerre et l’après-guerre, mais aussi la poésie de Baudelaire racontée en planches, sans aucunement barber ses jeunes auditeurs.

Publié le 27/03/2013 - LAURENT BOUCHER
Par La Voix Du Nord